L’inauguration du nouveau siège du Gesec qui s’est déroulée le 8 juillet au centre de congrès Vinci à Tours a marqué l’achèvement des 7 mois de travaux du bâtiment situé sur la zone des Granges Galand à Saint Avertin. Visites guidées, tables rondes, humour et déjeuner bio ont rythmé cette journée placée sous le signe du développement durable… Retour sur l’événement.
Réhabiliter d’anciens locaux de 1000m² de classe D pour en faire le premier bâtiment tertiaire privé basse consommation en rénovation de France, tel était le défi lancé par Pauline Mispoulet et son équipe fin 2007. Pour tenir le délai serré d’un emménagement en avril 2008 et assurer la bonne réalisation du projet sous ses aspects juridiques, techniques ou encore environnementaux, 7 pilotes de missions se sont regroupés avec leurs collègues pour mettre en marche le Projet 777. Pari tenu, puisque les 22 collaborateurs du Gesec ont emménagé à la mi-avril dans ce bâtiment entièrement refait à neuf et paré des plus beaux atours basse consommation : 36m² de panneaux photovoltaïques, isolation intérieure et extérieure, châssis fixes double vitrage, centrale double flux, chauffe-eau thermodynamique…, tout a été fait pour atteindre une classe A en efficacité énergétique et consommations en CO2.
En ce mardi matin, le rendez-vous était donné aux invités autour d’un petit déjeuner d’accueil afin de lancer cette journée dans la convivialité. Adhérents, fournisseurs et autres professionnels ainsi que journalistes et institutionnels, tous se sont ensuite rassemblés dans l’amphithéâtre du Vinci pour le discours d’ouverture de Pauline Mispoulet. Quelques minutes pour démontrer qu’il est possible dès aujourd’hui d’atteindre les niveaux de performance comparables à ceux qui seront fixés en 2020 par le Grenelle et pour rappeler, à travers ce projet, son attachement à la problématique environnementale. C’est un message porteur du même sens qui a ensuite été délivré par Monsieur Jean Germain, Maire de Tours. La parole a également été donnée à Monsieur Alain Boudard, délégué régional à l’ADEME qui a lui aussi insisté sur les enjeux de demain et informé des subventions possibles de l’ADEME pour de tels projets. A ce titre, il a bien sûr donné l’exemple du Gesec, déjà lauréat de l’appel à projets 2007 « Intégration Architecturale des Systèmes Photovoltaïques » organisé par l’ADEME et la Région Centre dans le cadre du contrat de projet Etat Région, et en lice pour l’appel à projets 2008, "Rénovation à haute performance énergétique des bâtiments ».
Sur la scène se sont ensuite rejoints Pauline Mispoulet, Agnès Thibal, Vice-Présidente de la Région déléguée à l’Environnement, au Développement Durable et à la Loire ainsi que Messieurs Germain et Boudard pour la découpe du ruban, tenu de part et d’autre par des enfants. Le bâtiment – embelli pour l’occasion par un dessin des enfants – est alors apparu devant le parterre de participants. L’officialisation du nouveau bâtiment étant lancée, la moitié des invités a rejoint les cars pour une visite guidée sur le site, pendant que l’autre moitié assistait à la table ronde dédiée aux explications techniques et questions relatives aux travaux. C’est Monsieur Christian Cardonnel, directeur du bureau d’études Cardonnel Ingénierie (91) et responsable des études thermiques pour le projet du Gesec qui a entamé l’exposé. De l’étape de réflexion en passant par l’analyse des besoins jusqu’à la synthèse, il a retracé pour le public les caractéristiques techniques de chaque installation et démontré leurs performances économiques. Des informations ensuite étayées pour la partie chauffage, ventilation, climatisation par Monsieur Yves Moreau, adhérent de l’entreprise Moreau Vallet (44) qui a réalisé les installations CVC des locaux. Il a notamment illustré ses propos en démontrant de façon concrète les performances de la centrale double flux, dotée de servomoteurs pilotés par une interface informatique Siemens. Pour la partie photovoltaïque, c’est Monsieur Didier Vantaux de la société Bougnoteau (27) qui a évoqué les solutions retenues pour le nouveau siège du Gesec, et également informé, pour un public pas toujours initié, des autres techniques existantes en matière de panneaux solaires. Enfin, Monsieur Frédéric Miniou du cabinet Energio (37) en charge de la réalisation du DPE, a mentionné les consommations du bâtiment avant sa rénovation avant d’informer plus largement sur les démarches à adopter pour la réalisation de ce diagnostic.
Pendant ce temps, à Saint Avertin, c’est l’autre moitié des invités qui découvrait le lieu sujet de cette journée… Le trajet aller aura permis de connaître les dates clés de la vie du Gesec, grâce à l’intervention de quelques collaborateurs avertis. L’occasion de rappeler que le groupement, fondé en 1971, fédérait déjà 61 adhérents en 1972, et compte désormais près de 300 PME. Le siège, initialement basé près de Rennes, s’est ensuite implanté à Tours pour sa localisation plus centrale sur le territoire. Quant à la zone des Granges Galand, c’est depuis 1992 que le Gesec y est implanté. La possibilité de rénover un bâtiment à quelques pas seulement de l’ancien siège est alors apparue comme une véritable opportunité, car cet emplacement est très facile d’accès pour les visiteurs et collaborateurs.
A la descente des cars, ce sont les membres du projet 777, convertis pour la journée en véritables guides, qui ont orienté les visiteurs vers les 11 points clés du bâtiment : découverte de la vêture isolante, des panneaux photovoltaïques ou encore de la centrale double flux pour l’extérieur, avec plus d’explications techniques données par Louis Lauliac quant au choix de ces technologies. Munis d’un « carnet de route » présentant tous ces points en détails, les participants ont ensuite été libres de découvrir l’aménagement intérieur. Le temps de lire le Diagnostic de Performance Energétique de classe A apposé en grand sur le bâtiment et qui signe la bonne réalisation de cette rénovation, et il est déjà temps de rejoindre le Vinci pour assister à la table ronde et intervertir avec l’autre moitié des invités.
Parce que l’écologie n’est pas que synonyme de catastrophes et de dégradations, Pauline Mispoulet a souhaité nous faire partager la vision humoristique de Marc Jolivet sur ce thème. Engagé depuis de nombreuses années dans la protection de la planète, il nous a fait découvrir son engagement avec énergie et bonne humeur. Entre ses sketches les plus célèbres – le digicode ou la caisse de tuiles -, il affirme grâce à un humour moqueur et désinvolte ses positions pour la préservation de notre Terre. Le message phare de son spectacle : l’écologie et les dérives humaines néfastes à la santé de notre planète. Avec cette terrible constatation « qu’une vache qui pète dégage 200 litres de méthane par jour ». « A l’heure où l’on interdit de fumer dans les cafés, il faut que les vaches cessent de flatuler dans les champs car tout le monde doit faire un effort ! » Alors pour se réconforter, on boit du vin bio, véritable médicament générique dont la consommation est recommandée par tous les médecins. Car non seulement c’est bon pour la santé, mais cela encourage aussi la culture bio ! Après l’ivresse, retour au thème qui aura interpellé le spectateur pendant 45 minutes, l’avenir de la planète et des hommes qui l’occupent. « La Terre, recouverte de fleuves qui sont ses veines, et les arbres, ses poils protecteurs…cela fait mal quand on vous arrache un poil, non ? Imaginez ce que cela lui fait quand on déforeste l’Amazonie ! ». Marc Jolivet terminera son spectacle sur un hommage à la Terre. Un grand moment de fantaisie qui incite chacun à réduire son impact écologique en accomplissant des gestes simples et concrets au quotidien.
Pour finir de se mettre en appétit, les invités ont pu goûter aux plaisirs culinaires d’un buffet bio : toasts, ravioles, saumon ou blanquette, un véritable ensemble de saveurs inédites, le tout arrosé de champagne et de vin bio bien sûr !
L’après-midi s’est achevée au Gesec par la visite de la presse, relais auprès du grand public de l’engagement de notre groupement à faire des nécessités de demain en matière de protection environnementale, notre réalité d’aujourd’hui.
La conduite de cet ouvrage a été portée par les 22 salariés du Gesec, réunis pour l’occasion en groupes projet. Tous volontaires, les collaborateurs, pilotes de missions ou membres associés d’une mission, ont ainsi supervisé une partie du projet, en collaboration avec le maître d’œuvre. C’est donc un véritable projet transversal qui a fédéré l’équipe en permettant de faire travailler ensemble des personnes aux domaines de compétences initialement éloignés. Instaurée en vue de permettre aux collaborateurs du groupement de développer leurs compétences dans le cadre d’un projet commun d’entreprise, cette démarche aura poursuivi une double finalité : favoriser la prise de responsabilités et fédérer une équipe autour d’un projet unique, ayant vocation à produire des bureaux à forte valeur environnementale et intéressant directement l’activité de l’entreprise. Pour tous, l’objectif visait à faire de ce lieu un cadre optimal de travail et de vie, associant à la fois des qualités environnementales, pratiques et esthétiques.