Afin de mieux comprendre les mécanismes de propagation des légionelles, bactéries à l’origine de la légionellose, une équipe de scientifiques français a suivi plus de 800 personnes âgées vivant dans 34 maisons de retraite de Lorraine. Subventionné par l’Agence française de sécurité sanitaire de l’environnement et du travail (Afsset), le projet, baptisé « Légion’Air », livre ses premiers résultats.
A la fin de l’étude, les scientifiques ont constaté que 29 personnes avaient été contaminées par la fièvre de Pontiac et réussi à quantifier le taux de légionelles à ne pas dépasser dans l’eau : au delà de 104 légionelles par litre d’eau, le risque d’être contaminé augmentait d’un facteur de 2,4. « Le seuil fixé par la réglementation française de 103 légionelles/L d’eau donne donc une marge de sécurité pour la santé » a conclu la chercheuse. D’où la nécessité d’appliquer cette règle à la lettre.