Les perspectives quant à l’ampleur et la rapidité du réchauffement climatique font l’objet de recherches à l’échelle internationale et sont mutualisées au sein du GIEC (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat, IPCC en anglais), lequel diffuse un rapport de synthèse sur ces travaux tous les 5 ans.
Les conclusions de ces rapports font apparaître différents modèles de prévisions. Ils annoncent qu’en moyenne, à l’horizon 2025, un réchauffement de l’ordre de 2 degrés est fort probable, et que quoi que nous fassions aujourd’hui, il est impossible d’influer sur cette échéance. Nous vivrons inévitablement des désordres climatiques de plus en plus fréquents (inondations, ouragans), des dérèglements du cours des pluies, des courants marins. Au-delà, et à horizon 2100, si rien n’est entrepris très vite, la température terrestre s’établirait, en fonction des hypothèses, entre 1,4 et 5,8° de plus qu’1990, qui sert de température de référence. Quatre degrés d’écart, cela représente la même différence de climat qu’entre l’ère glaciaire et notre ère. C’était il y a 20 000 ans, avec 5° de moins, les océans étaient plus bas, on pouvait aller à pied de France en Angleterre, le sol de notre pays ressemblait à celui de la Sibérie, donc tout simplement stérile de toute culture. L’échelle du changement n’est pas une variation de météo ou de l’épaisseur des pulls, l’ordre de grandeur des conséquences est tout simplement la viabilité d’une partie de notre monde vivant, des êtres humains, des animaux, des végétaux. L’existence sur terre prendra de nouvelles formes, le monde que nous côtoyons sera méconnaissable.