Pour la France, la MIES (Mission Interministérielle sur l’effet de serre) a analysé les principaux impacts probables à l’échelle de notre pays :
- Zones côtières et mer : une élévation du niveau des mers repousse le trait des côtes (Camargue, Languedoc), extension significative des terrains submergés en permanence, intrusion d’eau de mer dans les nappes d’eau douce, modification de température et de circulation des courants océaniques.
- Zones de montagne : une nette réduction de la couverture neigeuse (30 à 40%), surtout dans les Pyrénées et les Alpes du Sud, recul du niveau des neiges éternelles, modification du débit des cours d’eau, risques accrus de glissements de terrain.
- Régime des pluies : sécheresses plus fréquentes au sud et forts risques d’inondation au nord, en Outre mer la fréquence des cyclones s’intensifie.
- Santé : avec la fréquence des épisodes caniculaires, surmortalité des personnes âgées et fragilisées, accroissement des maladies respiratoires et circulatoires, hausse des maladies « à vecteur » (propagées par les moustiques et tiques.
- Biodiversité : disparition de nombreuses espèces, réduction de la diversité animale et végétale, déplacement d’espèces, développement des insectes et de maladies des animaux et des végétaux.
Il semble qu’un certain nombre de français commence à prendre conscience de cette nécessité environnementale, selon une enquête réalisée en janvier 2007 par le Credoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie), étude qui a été publiée le 24 août 2007. En effet, parmi les 2009 personnes interrogées, 56% des français sont prêts à changer leur mode de vie pour limiter l’effet de serre. Un programme d’actions qui devrait couvrir selon eux les transports, les activités industrielles et les choix énergétiques. Mais il reste vraisemblablement du chemin à faire, car 47% d’entre eux sont favorables au choix du nucléaire pour produire la majeure partie de l’électricité (44% y voient des inconvénients). C’est sans compter les problèmes de production et de stockage des déchets radioactifs ainsi que le danger des radiations… Selon 5 % des français (et nous sommes bien sûr du même avis), le nucléaire tend à réduire le recours aux énergies renouvelables. De plus, encore 30% de la population reste résignée et pense « qu’il n’y a pas grand-chose à faire ».