Gaz à effet de serre

Il est largement démontré et admis que le réchauffement climatique a pour l’essentiel une origine anthropique, c'est-à-dire liée à l’activité humaine sur terre. L’usage des énergies fossiles génère des émissions de gaz nocifs qui, parce qu’ils ont une durée de vie très longue (100 ans pour le CO2), s’accumulent, se concentrent dans l’atmosphère et créent une forme d’enveloppe compacte autour de la planète. Les rayons du soleil, se réfléchissant sur la surface du globe, se retrouvent emprisonnés sous cette couche d’ozone, ce qui provoque cet effet de serre, et le réchauffement de l’atmosphère ainsi que le climat général de notre espace vivant. De ces gaz toxiques dits gaz à effet de serre (GES), le CO2 (dioxyde de carbone) est le plus répandu (80% des émissions).
Aujourd’hui, la concentration en GES est deux fois supérieure à ce que notre planète est capable d’absorber par les systèmes biologiques (forêts, océans). Au cours du XXème siècle, la température de la planète a augmenté de 0,6° et de 1° pour la France. A l’augmentation des consommations d’énergie correspond inévitablement un accroissement aussi important de l’émission de CO2. Plus précisément, les émissions totales de GES en France ont reculé de 0,8% de 1990 à 2004, en revanche celles générées par l’habitat et les déplacements automobiles ont augmenté et représentent 30% des émissions globales. La croissance des pays émergents devrait provoquer une hausse de 85% de leurs émissions.
Emissions de CO² par pays par habitant dans l'OCDE en 2004

Source : Observatoire de l'énergie, d'après AIE