La fusion des deux groupes énergétiques devrait être effective au premier semestre 2008. GDF-Suez appartiendra à 55% aux actionnaires du groupe privé Suez et pour 45% à ceux du groupe gazier public. L’Etat sera l’actionnaire principal avec 35,6% du capital, ce qui lui donnera une minorité de blocage. Suez cédera 65% de ses activités dans l’eau et les déchets à ses actionnaires, il en gardera 25%. Selon Jean-François Cirelli, la fusion n’aurait « pas de répercussions sur le prix du gaz » puisque « les prix resteront contrôlés par l’Etat ». En fait, si pour le moment la loi garantit à l’Etat la possibilité de réglementer le prix de l’énergie jusqu’en 2010, dans les faits, la privatisation de GDF pourrait accélérer la fin des tarifs encadrés par les pouvoirs publics. Exemple : en janvier 2005, l’Etat n’a pas accordé à GDF les augmentations de tarifs que le Groupe réclamait, mais ces hausses ont été appliquées dans certaines villes de France où la distribution de gaz est assurée par des sociétés privées dans lesquelles GDF est minoritaire. Par conséquent, bien que l’Etat dispose d’une minorité de blocage, si les autres actionnaires de Suez-GDF souhaitent augmenter les tarifs, ils pourront le faire.