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Réglementation thermique : la basse consommation en marche pour 2012

La future réglementation thermique, dévoilée le 6 juillet par le ministère de l’Écologie, impose une consommation moyenne de 50 kWh/m2/an pour l’ensemble des bâtiments neufs à partir de 2012.

La future réglementation thermique, dévoilée le 6 juillet par le ministère de l’Écologie, impose une consommation moyenne de 50 kWh/m2/an pour l’ensemble des bâtiments neufs à partir de 2012.

Une performance accessible « avec les technologies existantes et pour des coûts maîtrisés », assure l’ADEME. La révolution énergétique du bâtiment est en marche ! À l’occasion de la présentation mardi 6 juillet de la nouvelle réglementation thermique « Grenelle Environnement 2012 » (RT2012), le ministre de l’Écologie Jean-Louis Borloo a signé avec les acteurs de la construction, une convention visant à accélérer le développement des bâtiments « basse consommation ».

Prévue pour 2012, la généralisation de cette démarche vise à ramener les consommations moyennes des bâtiments neufs à50 kWh/m2/an, soit trois fois moins que ce qu’imposent les normes actuelles. Un changement qui suppose selon le ministère une «  évolution technologique et industrielle » de la filière à même d’atteindre un « très bon niveau de qualité énergétique du bâti » indépendamment du système énergétique mis en œuvre.

Il s’agit enfin de « maintenir un équilibre technique et économique  » entre les différentes énergies utilisées en particulier pour le chauffage et la production d’eau chaude sanitaire.

Une réglementation d’objectifs

Face au large éventail des possibles en matière d’optimisation énergétique des bâtiments, la nouvelle réglementation laisse une« grande liberté » de choix aux concepteurs, se contentant d’ « exigences de résultats ».

La première, appelée « besoin bioclimatique » valorise le niveau d’isolation, la mitoyenneté ou encore la conception bioclimatique en vue de limiter à la source le besoin d’énergie pour le chauffage, le refroidissement ou l’éclairage. Les systèmes énergétiques sont au cœur de la seconde exigence, la Cmax, qui impose une consommation maximale d’énergie primaire de 50 kWh/m²/an.

Enfin, l’exigence dite de« confort d’été dans les bâtiments non climatisés » instaure un seuil de température maximal pour les périodes de fortes chaleurs destiné à dissuader leurs occupants à recourir à la climatisation. Seules quelques obligations de moyens, notamment en matière d’équipements d’énergies renouvelables et d’affichage des consommations, visent clairement à faire pénétrer certaines pratiques.

Le BBC, déjà accessible

Prenant à contre-pied la rupture annoncée par le ministère de l’Écologie, l’ADEME assure quant à elle que les objectifs fixés parla RT 2012 peuvent être atteints « avec les technologies existantes et pour des coûts maîtrisés ». Pour preuve, les 124 projets de construction neuve lauréats du Programme de recherche et d’expérimentation sur l’énergie dans le bâtiment (PREBAT) dont85 % affichent un coût de travaux au m2 inférieur à 2000 € et 60 % un coût inférieur à 1500 € HT/m2. Si le surcoût lié à la démarche « basse consommation » reste de l’ordre de 10 % à 15 % selon les projets l’ADEME met également en avant le retour sur investissement constitué par les « économies d’énergie réalisées sur la durée de vie du bâtiment  ».

La croissance de la demande qui suivra l’instauration de la nouvelle réglementation thermique devrait par ailleurs contribuer à faire « baisser les coûts » des technologies de chauffage et d’isolation les plus performantes actuellement sur le marché, selon l’agence
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Johannes Braun - Développement Durable Le Journal
8 juillet 2010

 
 
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