GESEC

Groupement d'entreprises du génie climatique et sanitaire

 
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Oliver Piquée, Gérant de la Sarl Piquée

Entretien avec Aude Goblet

 
 
Vous dirigez l’entreprise Piquée, parlez-nous de votre entreprise ?

L’entreprise est une entreprise familiale créée en 1961. Nous sommes situés en Haute Marne, dans l’Est de la France, à Fayl Billot, à coté de Langres, ville réputée pour son climat très agréable et ses fortifications. Avec une densité de 30 habitants au kilomètre carré,nous faisons partie du top 10 des déserts ruraux français. Fayl Billot est la capitale nationale de la Vannerie avec la seule école Française d’Osiericulture et de Vannerie. Les seules industries présentes sont la fabrication de meubles en bois et la sous-traitance automobile. L’entreprise Piquée compte 14 personnes et travaille sur un secteur d’environ 40 kms autour de Fayl Billot, principalement sur le marché du particulier. L’entreprise a été créée par mon père. Il a pris sa retraite il y a 15 ans. Puis j’ai travaillé avec ma mère jusqu’en 2006. Cette année là, mon épouse Christine est venue intégrer l’entreprise après 20 ans d’enseignement. Nous avons déménagé cette année dans de nouveaux locaux où nous avons regroupé toute notre activité, chauffage, plomberie, sanitaire, énergies renouvelables, entretien, zinguerie, étanchéité, isolation soufflée et distribution de fioul.

 
Pouvez vous nous parler de votre parcours dans ce métier ? Avez-vous eu un parcours technique ou plutôt un parcours de gestionnaire ?

Après un Bac C, j’ai obtenu un BTS Génie Thermique au lycée Maximilien Perret à Vincennes où j’ai d'ailleurs rencontré Thierry Larcher (détail important pour ma présence au Gesec). Puis, j’ai suivi une année de formation commerciale à Paris avant d’aller travailler à Nancy dans la société Butagaz où je m’occupais de la distribution de propane dans le marché professionnel sur l’Est de la France. En 1991, j’intègre une PME basée à Orléans qui commercialise des systèmes anti corrosion et anti abrasion pour l’industrie. C’est en juillet 1995 que je rejoins l’entreprise familiale pour la grande aventure…
C’est ainsi que je me suis retrouvé à diriger des chefs de chantier qui m’avaient gardé lorsqu’ils étaient apprentis et qu’ils habitaient chez mes parents.

 
Etre chef d’entreprise, qui plus est à la tête de 15 salariés, est une responsabilité quotidienne. Comment qualifieriez-vous votre système de management ?

Le management ou la gestion du personnel en général n’est pas chose facile tous les jours. En effet, sans formation spécifique, la gestion du personnel est le plus épuisant de la tâche de patron.
Avec un parcours plutôt technique, je peine dans les domaines de la communication et des ressources humaines.
Dans l’entreprise, les mouvements de personnels sont plutôt rares, d’ailleurs les apprentis restent souvent après leur diplôme. L’avantage d’une petite structure, c’est que chaque jour je prends le temps de discuter avec chacun de mes employés et théoriquement, si problème il y a, je suis sensé le savoir tout de suite et pouvoir le traiter rapidement.
Eh bien non, cela ne marche pas comme ça et c’est tout le problème que je rencontre. Entre les problèmes personnels, les problèmes entre collègues, les problèmes avec les clients, j’ai quelquefois l’impression de faire beaucoup de social.

 
Vous avez fêté vos 10 ans d’appartenance au Gesec, quels avantages trouvez-vous à faire partie du groupement ?

En 1999, après un appel de Thierry Larcher, j’ai reçu la visite de Pauline pour adhérer au Gesec et cela fait 10 ans que les services du Gesec (juridique, social ou technique) font partie de l’entreprise. De plus les échanges réguliers avec nos collègues et amis sont très importants lors de nos réunions régionales ou nationales…
Nous avons participé aux Journées Européennes du Solaire que nous avons associées à nos portes ouvertes suite à notre déménagement. Nous avons apprécié la participation de fournisseurs Gesec. Nous avons accueilli plus de 150 visiteurs sur 2 jours avec, à ce jour, plus de 10 chantiers concrétisés dont certains chez de nouveaux clients.

 
Vous êtes adhérents pilote de la marque être terre, pouvez vous nous dire quelques mots sur vos pistes de réflexions à l’issue de votre dernière réunion ?

Ca y est, nous avons tout pour passer à l’action. Chacun de nous doit intégrer être terre dans son entreprise. C’est l’implication de tous qui fera le succès de cette opération. Maintenant, il faut y aller, on ne peut plus attendre. Tous les freins doivent être débloqués afin de concrétiser tout le travail réalisé par le Gesec. La période actuelle, avec une tendance à une baisse des prix de vente auprès des particuliers doit être propice à l’offre être terre, en se démarquant de nos concurrents.

 
Et vous-même, en tant que porteur de la marque, quel bilan faites-vous après un an ?

Actuellement, nous avons principalement travaillé sur la communication interne à l’entreprise en présentant la marque à l’ensemble du personnel. Le logo être terre apparait sur la façade de notre nouveau bâtiment. Le dépliant argumentaire, le calendrier et le totem sont présents dans notre salle exposition. Avec l’arrivée du contrat de solidarité, nous allons le proposer prochainement à notre clientèle.

 
Quel regard portez-vous sur le marché pour l’année prochaine ?

A ce jour, nous avons environs 4 mois d’activité d’avance. Les  demandes de devis restent importantes mais les décisions de commande tardent à venir. Il y a peu d’appels d’offres publics et les quelques marchés signés sont à – 30 % des prix pratiqués habituellement aux particuliers. La majorité des affaires traitées depuis quelques mois sont réalisées grâce à des financements qui nous permettent de maintenir nos niveaux de marge. Nous avons eu une année 2009 difficile avec
notre déménagement et des investissements importants, associés à cette période de crise et à des tensions de trésorerie. Pourtant je pense que nous avons des atouts pour passer cette crise, nous avons serré les boulons et continuons à le faire. Nos concurrents souffrent également et certains ne vont peut être pas survivre (ne soyons pas de ceux là). La mise en place de la démarche être terre devra dynamiser nos relations clients et ainsi nos ventes. Nous comptons également beaucoup sur notre nouvelle salle d’exposition pour nous différencier de nos collègues. En effet, nous avons en fonctionnement une chaudière bois buche, une chaudière granulés, une installation de récupération d’eau de pluie, une ventilation double flux et une toiture végétalisée.
Nos projets pour cette nouvelle année : renforcer notre démarche commerciale, communiquer sur notre savoir-faire, améliorer notre service auprès de notre clientèle.

 
 
 
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