Entretien avec Aude Goblet
L’entreprise Lacouturière a été créée en 1953 à Bugeat en Corrèze par Monsieur Lacouturière lui-même. Petite entreprise locale de plomberie-chauffage, Lacouturière s’est développée au fil des ans pour atteindre la réputation et le savoir-faire qui lui sont reconnus aujourd’hui. A l’heure actuelle, nous sommes 21 à travailler dans l’établissement. 16 salariés interviennent sur les chantiers et 5 sédentaires : une secrétaire comptable, une commerciale, un responsable de magasin qui s’occupe entre autres de l’espace show-room consacré à notre activité piscine et spa, un chargé d’affaires et moi-même.
En effet, je suis entré en 1979 dans l’entreprise mais à l’époque je n’avais qu’une formation d’électromécanicien.
Monsieur Lacouturière m’a tout de même engagé comme monteur en chauffage. En 1994, celle-ci est devenue la Sarl Lacouturière et Cie et Monsieur Lacouturière m’a proposé d’en être le responsable, occasion qui ne se refuse évidemment pas !
C’est un tout autre aspect de la profession que j’ai découvert sur le tas : rencontrer les clients, faire des devis… C’était une nouveauté pour moi. Cela dit, je me rends compte aujourd’hui qu’avec le goût d’apprendre, la ténacité et surtout la passion du métier, on est capable de beaucoup ! Jusqu’en 1998, je suis resté chef de cette agence et à l’époque où Monsieur Lacouturière a décidé de vendre, je me suis associé avec Monsieur Roux, actuel gérant de la société PECC à Saint Yrieix pour racheter l’entreprise.
C’est Monsieur Roux qui a fait entrer Lacouturière au Gesec.
Personnellement, j’ai découvert plus en détail le Gesec depuis que je suis dirigeant. J’utilise entre autres le service juridique, c’est même devenu un automatisme pour moi de consulter les différents services. J’apprécie également beaucoup les réunions de zones parce que les formations qui y sont proposées sont souvent bien adaptées aux chefs d’entreprise.
C’est presque du sur mesure ! Par ailleurs, c’est l’occasion de rencontrer les collègues, de discuter et c’est quelque chose que j’apprécie beaucoup dans le réseau.
Effectivement, nous parlons beaucoup de l’année 2009 mais, objectivement, cela fait déjà un an que nous connaissons une baisse de notre activité. Alors que nous faisions en moyenne 500 logements par an, nous subissons une perte de vitesse notable avec environ 40 à 50 % de projets en moins sur ce marché. Au regard de notre baisse d’activité et des prévisions économiques plus que pessimistes, j’ai pris l’initiative, il y a environ un an, de développer notre offre au particulier qui jusque là ne représentait à peine que 5 % de notre activité.
C’est un marché auquel je crois beaucoup car avec le boom des énergies renouvelables, les consommateurs sont de plus en plus exigeants et attendent de nouvelles solutions. Heureux hasard du calendrier, c’est à cette même période que le Gesec a développé être terre.
J’ai surtout apprécié qu’on nous offre la possibilité de nous démarquer des fournisseurs d’énergies. Personnellement, je n’ai jamais voulu adhérer à ces offres de peur d’être trop tributaire des énergéticiens. Je préfère compter sur la notoriété de notre entreprise et c’est tout à fait la latitude que nous avons avec l’offre être terre. On nous propose des outils avec des formations mais restons complètement libre de traiter nos affaires.
Sans aucun doute, je pense que le Grenelle va être une vraie béquille pour le marché des énergies renouvelables, à nous de saisir la balle au bond ! Même si nous parlons énormément aujourd’hui de ces technologies, nous savons que les pompes à chaleur, entre autres, ne sont pas de nouveaux produits. Dans le milieu des années 80, c’est un produit fréquemment proposé mais qui malheureusement va subir les manques en matière de formation pour les installateurs. La preuve en est : il s’agit vraiment d’une activité de spécialistes. Aujourd’hui, le risque majeur se trouve dans les “faux concurrents”, dont ce n’est pas le métier et qui se prétendent capables de n’importe quelle
installation.
Avant le déménagement, nous étions très mal situés puisque dans une impasse dans un quartier de Limoges peu fréquenté. La création de cette zone a été une opportunité que je n’ai pas laissé passer. Comme j’ai décidé de développer la vente aux particuliers pour toutes nos activités, il était indispensable de s’implanter dans une zone à forte fréquentation. Nous avons pu construire un bâtiment adapté à notre clientèle afin de proposer et d’exposer nos savoir-faire. Comme je vous l’expliquais, nous avons développé depuis 2002 une activité piscine et spas mais qui souffrait de ne pas être assez visible dans nos locaux exigües et mal situés. C’est d’ailleurs, en grande partie, ce qui nous a motivés à déménager. Il nous fallait impérativement mettre en valeur cette activité et démontrer notre référence en la matière dans la région. Notre activité dans ce domaine est satisfaisante mais nous savons que nous avons un potentiel plus important en nombre de réalisation de piscines et dans le domaine du spa nous proposons à nos futurs clients d’essayer gratuitement leur future acquisition, le bien-être est dans les bulles !