Finales nationales des Olympiades des métiers : le savoir faire en compétition (04/02/09)
Lille accueille du 5 au 7 février la finale nationale de la 40e édition des Olympiades des métiers. Les candidats se disputeront une place dans l'équipe de France qui se rendra à Calgary en septembre. Sur les 50 disciplines en compétition, plus de 20 corps d'états du bâtiment et des travaux publics sont représentés.

Ils sont fin prêts. Les 755 jeunes venant de toute la France vont pouvoir concourir et mesurer leurs talents au Grand palais de Lille, du 5 au 7 février, lors de la 40e édition des Olympiades des métiers. Cette manifestation d'ampleur, doublée d'un salon des formations, est une nouvelle étape pour ces lycéens, apprentis ou jeunes salariés qui tentent de décrocher un titre mondial dans leur discipline. Avant d'arriver à Lille et de se mesurer sous l'oeil des 80 000 visiteurs attendus, les candidats sont tous passés par des sélections régionales organisées de mars à novembre 2008 par le Comité français des olympiades (Cofom), également appelé Worlskills France, associé aux conseils régionaux et aux organisations professionnelles.
Au total, 6 600 candidats se sont inscrits en France à ce concours, un chiffre en augmentation de 23% par rapport à l'édition 2007 des olympiades qui avait conduit les jeunes en finale nationale à Amiens. L'équipe de France des métiers avait ensuite brillé au Japon, raflant douze médailles au total, dont cinq en or, quatre en argent et trois en bronze. Une moisson qui a placé la France en tête des pays européens et à la troisième place mondiale après le Japon et la Corée. Dans le BTP, Arnaud Savry et Bertrand Doussault ont excellé respectivement en menuiserie et taille de pierre.
16 métiers représentés pour le bâtiment
Les candidats de cette année vont donc entrer en compétition dans 50 métiers, répartis en sept pôles professionnels. Région d'accueil, le Nord-Pas-Calais fournira la plus grosse délégation, avec 52 candidats suivie des régions Pays de la Loire et Picardie. L'Outre-mer sera présent avec onze candidats de Guadeloupe et un de Guyane. Le BTP reste le plus gros pôle professionnel des olympiades, avec 16 métiers représentés sur les 50 en compétition. Les métiers traditionnels sont bien sûr présents, comme la taille de pierre ou l'ébénisterie, mais le chauffage, l'installation électrique ou la construction de routes drainent de plus en plus de candidats.
A Lille, pendant trois jours, les jeunes devront passer des épreuves pratiques proches de la réalité, mises au point par des groupes d'experts, formateurs et chefs d'entreprises, placés sous la responsabilité du délégué technique Antoine Kretz. Ils ont pour cela suivi une préparation technique dans des centres de formation répartis dans toute la France. L'esprit est modelé et le corps n'est pas négligé avec une préparation sportive menée par un professeur de boxe anglaise dans le cadre d'un partenariat avec l'Insep.
Mental et expérience
Des jeunes parés pour la compétition comme pour le monde du travail puisque les épreuves s'en inspirent totalement. Le parcours scolaire et les diplômes n'influent pas sur la décision finale. Ce qui compte, c'est la production d'un bien ou d'un service conforme à la commande : délais, coûts, utilisation optimale du matériel et des matériaux et, bien sûr, la qualité du résultat sont pris en compte. L'expérience compte ainsi pour beaucoup dans ces épreuves expliquant la domination de la filière apprentissage.
L'équipe de France qui sortira le 7 février des épreuves lilloises passera un été studieux avec deux stages à Vichy et Saint-Raphaël. Elle s'envolera ensuite vers Calgary, au Canada où se dérouleront du 1er au 6 septembre les finales internationales. Avec l'espoir de voir un maximum de drapeaux français s'élever pendant la cérémonie de clôture.