Dans la plupart des cas, la dégradation de la qualité de l'air est due aux émissions d'origine humaine. L'homme introduit dans l'atmosphère des substances qui ont des conséquences préjudiciables pour les êtres vivants et pour l'environnement. Ces substances sont émises par les activités industrielles, domestiques et agricoles, les transports de personnes et de marchandises. La qualité de l'air dépend également des quantités de polluants émises dans l'atmosphère et des conditions météorologiques (température, vent, précipitations). Les polluants sont dispersés par les vents, déposés au sol par les pluies, ou bien stagnent lorsque l'atmosphère est stable.
Aujourd’hui l’air que nous respirons est bien plus lourdement et plus diversement pollué qu’il y a 50 ans. Or sans air, il n’y a pas de vie possible, les hommes comme les mammifères ont un besoin vital d’alimenter leur organisme en oxygène. Pour nous procurer cet oxygène, nous respirons l’air ambiant et environ 15 000 litres d’air passent chaque jour dans nos poumons. La composition normale de l’air est de 78% d’azote, 21% d’oxygène, et 1% d’autres gaz. Mais actuellement, des dizaines de milliers de produits chimiques synthétiques qui n’existent pas à l’état naturel sont fabriqués avec un rythme de production évalué à plus d’un milliard de tonnes. Ces produits chimiques sont libérés dans l’atmosphère durant leur production et lors de leur utilisation, puis ils peuvent parcourir de longues distances. Ils font inévitablement partie de nos vies. Nos styles de vie (travail et loisirs) font que nous passons de plus en plus de temps à l’intérieur des bâtiments. Leur incontournable ventilation signifie que nous sommes de plus en plus exposés à la pollution particulaire et gazeuse provenant de l’air neuf. La pollution de l’air peut être classée en pollution par les particules (poussière) ou par les gaz (molécules). Les particules s’introduisent dans le corps et le système respiratoire par la respiration. La pollution gazeuse ou moléculaire pénètre également dans le corps par l’air respiré, mais des poumons elle passe dans le sang et s’infiltre dans l’ensemble du corps. Ces entités chimiques ont beau être invisibles, le gros de la pollution ne peut pas nous échapper, prenant de nombreuses formes, notamment les gaz d’échappement des véhicules, les cheminées d’usines, la poussière soulevée par la circulation automobile et la fumée de cigarette.
On sait depuis un certain temps que l’exposition à la pollution a un impact sur les êtres humains. Les symptômes courants sont les maux de tête, les yeux qui pleurent, une diminution des performances au travail, etc., connus traditionnellement sous le nom de Syndrome des Bâtiments Malades (ou SBS : Sick Building Syndrome) ou sous des dénominations similaires.
La pollution atmosphérique ne se limite pas à l'extérieur : elle englobe également la pollution à l'intérieur des locaux, dans lesquels nous passons la majorité de notre temps. Des études ont en effet montré que la qualité de l'air est parfois plus mauvaise à l'intérieur qu'à l'extérieur et qu'une majorité d'affections respiratoires trouvent leur origine chez soi. Certaines communications sur les économies d'énergie n'ont pas suffisamment expliqué en corollaire la nécessité de la ventilation. L'air extérieur, le sol, les matériaux et produits de construction, les équipements et aménagements, mais également le type d'occupation des locaux et les activités humaines sont susceptibles de polluer l'air intérieur.